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Ensuite, les journalistes français, interviewés sur les télés américaines, n’ont rien fait pour relativiser les événements. Parmi les nombreux exemples, Frédéric Helbert d’Europe 1 : "Nous sommes dans une situation qui peut être – peut mener à une sorte de guerre civile" (7 novembre sur CBS), ou Christian Malar de France 3 à propos des émeutes : "c’est très bien organisé. C’est synchronisé. Organisé" (le 7 novembre sur ABC). A noter : les journaux de CBS et ABC attirent chacun chaque soir plus de 8 millions de téléspectateurs, contre environ seulement 1 million pour Fox News.
Les médias américains sont aussi conscients des différences de traitement avec leurs homologues français, et le revendiquent. Dans Fox News Watch, le "Arrêt sur images" de Fox News, le présentateur qualifie de "censure" la décision de France 3 de ne pas donner le nombre exact de voitures brûlées chaque jour. Et l’éditorialiste conservateur Cal Thomas commente, en parlant des auteurs des violences : "si vous lisez les journaux français, ils les considèrent comme des gens en colère. Ils ne les appellent pas jeunes musulmans. Dire que c’est organisé par des jeunes gens en colère qui recherchent désespérément du travail, c’est comme dire qu’une manifestation du Ku Klux Klan aux Etats-Unis est juste une manifestation d’hommes blancs en colère, au lieu de racistes et voyous. C’est juste nier l’évidence.”
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