Le rôle mystérieux de Judith Miller

Publié le par Laurent

Judith MillerQuatre jours après sa libération, le mystère s’épaissit autour de Judith Miller. La journaliste du New York Times avait été mise en prison il y a près de trois mois pour avoir refusé de révéler l’identité d’une de ses sources. Le nom de l’informateur est désormais connu : I. Lewis Libby, directeur de cabinet du Vice-Président Dick Cheney. C’est lui qui avait divulgué le nom d’un agent secret de la CIA, Valerie Plame, mettant en péril sa sécurité.
 
Dès vendredi, Judith Miller témoignait devant la justice. L’audience s’étant tenue à huis clos, beaucoup de questions restent encore sans réponse. Libby était-il le seul à l’initiative de la fuite ? Quelle est la teneur de l’accord que Miller a passé avec le procureur ? Pourquoi avoir attendu 85 jours en prison avant de révéler la source ? Le New York Times parle de longs coups de téléphone entre Miller, Libby et leurs avocats. Mais dans le Washington Post, un avocat de Libby ne cache pas sa surprise : Libby aurait autorisé Miller a témoigner depuis maintenant un an.  
 
Robert NovakCette confusion relance une autre question : quel a été le rôle exact de Judith Miller dans cette affaire ? La journaliste n’a jamais écrit un seul article sur le sujet. A l’inverse, Robert Novak, commentateur conservateur sur CNN et dans de nombreux journaux, avait été le premier à parler de Valérie Plame. Il n’a jamais été inquiété.
 
Au-delà des détails de cette affaire complexe, le New York Times tire déjà les leçons sur le travail des journalistes. L’article a pour titre "les journalistes redoutent l’impact sur la protection des sources".
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Publié dans usmedia

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